mardi 23 février 2010

L'aventure est déjà commencée et nous sommes pas encore partis !

Erik et moi sommes en véritable état de choc. Depuis le début de l'année, nous disons à tout le monde que nous quittons le 03-03. Quelle belle date, facile à retenir !
Dans un élan d'organisation, nous avons fait hier matin un grand exercice de planification et noté tout ce qui doit être fait d'ici le départ. Première angoisse: la liste est longue. Tout un défi. Erik envisage de reporter le départ. On cumule les rendez-vous la veille du départ et je suis à la Cour pour un procès.
Pour une raison que j'ignore (je n'avais pas le goût de faire ce qui était urgent), j'ai imprimé la réservation des billets d'avions. Les papiers trainent dans l'imprimante. On finit enfin par les regarder.
SURPRISE. On part pas le 3 mais le 2 mars. Incroyable mais vrai, on a fait une erreur magistrale qui a réellement pu compromettre nos vacances en Floride. Généralement, on imprime les billets durant la nuit qui précède notre départ.
Il y a un interminable débat entre Erik et moi à savoir qui a commis l'inpardonnable erreur. Erik tranche de façon catégorique: tout est de ma faute. Je tiens à dire que je plaide NON-coupable.

jeudi 11 février 2010

Californie - un preview

Petit montage vidéo du voyage fait avec Marc Young en Californie en 2008.




Filmé par Julie et Erik
Photos par Julie et Erik
Montage par Erik et Marc

mercredi 10 février 2010

Photorama Maine et Acadia National Park

Photorama Maine et Acadia National Park

mercredi 3 février 2010

Photorama Montana et Wyoming

Photorama sur le Montana et le Wyoming


lundi 1 février 2010

Les préparatifs d'un voyage photo

Défis

  • Réussir techniquement la photo quand on fait un lieu incontournable ;
  • Trouver des endroits méconnus pour sortir des sentiers battus ;


Pièges

  • Pas juste faire des photos pour le National Géographic ;
  • Documenter le voyage (village, souvenirs, portraits, éléments humains, etc.)

Lumière idéale – en début ou en fin de journée

Il y a toujours un élément de chance,

mais on peut créer des conditions gagnantes.

La clé du succès

La préparation

recherche sur la destination

sources d’informations :

Avant de partir

  • guides touristiques généraux ;
  • guides spécialisés destinés aux photographes ;
  • guides spécialisés sur un sujet (phare, flore, route panoramique) ;
  • recherche sur internet (amazon.ca ou autres sites).

commande en ligne

forum sur internet, blog

Sur place

  • Discussion avec rangers, personnel hôtels, autres touristes

Le repérage sur les lieux

Choisir le meilleur site selon l’orientation ou autres critères ;

Primordial pour les levers de soleil, le matin, il fait noir; on arrive à la dernière minute.

Les équipements

  • Trépieds ;
  • Le déclencheur ;
  • Les filtres ;
  • Chargeurs à batteries ;
  • Ordinateur portatif ;
  • Produits pour nettoyage de lentilles ;
  • Can d’air pour nettoyer le trépied ;

jeudi 28 janvier 2010

Photorama Californie

Photorama sur la californie :



mercredi 20 janvier 2010

Harfang des neiges - Première tentative


Voici le résultat de ma première sortie à la recherche d'harfangs des neiges.
Lumière inexistante. Ciel gris.
Photo prise avec un 100-400 mm avec multiplicateur 1.4.




St-Barthélémy, Québec
Rang St-François
20 janvier 2010 à 9h20 am

samedi 28 novembre 2009

Photographie Infrarouge

La photographie infrarouge

Les différences – Chronique no 2

La photo infrarouge crée des images contrastées et irréelles en changeant les tons des couleurs. Les éléments clairs deviennent foncés et inversement. L’eau devient transparente. Je vous suggère d’en faire lorsqu’il y a beaucoup de vert ou de bleu dans votre image (paysages très ensoleillés, ou scènes sur l’eau ou la neige). Pour y arriver, vous avez 2 options :

A) Utilisation d’un filtre sur un appareil standard

On commence par faire une mise au point manuelle SANS filtre. On ajoute ensuite un filtre infrarouge (Cokin P007). Attention. La durée d'exposition sera beaucoup plus longue (parfois plus d’une seconde d’extra…). Il faut donc avoir un sujet fixe. La clé du succès demeure d’essayer plusieurs temps d’exposition.

Cette option peu couteuse permet de se familiariser avec les principes de base. Si, comme moi, vous êtes emballé, je vous propose l’option suivante :

B) Modification d’un appareil numérique

Pour un peu plus de 400$ US, vous pouvez convertir un « Point and Shot » ou SLR. Certaines lentilles sont moins performantes (léger décalage au niveau du focus). D’autres fonctionnent à merveille dont la 17-40, 24-70 et 70-200mm. Dans tous les cas, vous pouvez prendre un sujet en mouvement.

Encore une fois, je vous invite à délaisser le mode automatique. J’ai remarqué qu’il faut légèrement surexposer lorsqu’il y a beaucoup de tons de vert ou de bleu.

En pratique

Pour illustrer mon propos, je me suis rendu dans le parc Maisonneuve. La journée est propice. Le soleil est éclatant et il n’y a presque pas de nuages.

Test no 1

Caméra utilisé : Canon 5D MKII

Lentille utilisée : 24-105 F4 L

Filtre utilisé : Cokin P007

Temps pour compléter le test : 10 minutes

Paramètres : ISO 400, 45mm, f8, 8 sec.

Je fais plusieurs tests pour trouver la bonne exposition. Le posemètre est d’aucune utilité. J’ai le soleil légèrement de côté et il y beaucoup trop d’aberrations. Je me place dos au soleil. Je fais le focus et installe ensuite le filtre avec soin. Aucune lumière ne doit entrer par le côté. Je rencontre certaines difficultés. Le temps d’exposition est très long. En plus, il y a beaucoup de vignetage.




Test no 2

Caméra utilisée : Canon 10D – modifiée

Lentille utilisée : Canon 17-40 F4 L

Filtre utilisé : Aucun

Temps pour compléter le test : 1 minute

Paramètres : ISO 400, 24mm, f8, 1/500

C’a fonctionne vite et bien. Sans filtre ni vignetage, je constate que mon rayon de prise de vue est plus grand.



En général, un photographe s’active en début ou fin de journée. Il nous est maintenant impossible de nous reposer durant l’heure du lunch puisque c’est le meilleur moment pour faire de l’infrarouge.

C’est fatiguant la vie de photographe !!!

Photographie Infrarouge - exemples

Voici quelques exemples de photographies infrarouge :





Toute ces photos été prises avec ma Canon 10D modifiée.

samedi 14 novembre 2009

High Dynamic Range

Suite au dernier jugement, certains d’entre vous m’ont demandé comment réaliser des images en HDR. Voici un bref résumé. Vous pourrez donc expérimenter cette technique avant l’atelier annoncé pour la session prochaine.

Qu’est-ce que le HDR ?

HDR signifie ‘High Dynamic Range’. Grâce à un logiciel (Photomatix ou autre) vous pouvez créer des photos comportant plus de détails dans les tons clairs et les ombrages qu’une image régulière prise à partir de votre appareil numérique. Vous avez peut-être déjà essayé la technique du mélange d’expositions. On prend une photo pour le ciel et l’autre pour le sol. On les fusionne ensuite dans Photoshop. La photographie HDR a tout simplement franchi un pas supplémentaire en augmentant la quantité de détails dans l’image de façon à créer des photos uniques. Il faut utiliser le logiciel avec soin pour créer des photos d’aspect naturel. Vos pouvez aussi repoussez les limites pour donner libre cours à votre imagination et aller au délà de l’image de départ. A vous de choisir !

Éléments nécessaires

Il existe deux méthodes pour créer les images sources nécessaires. Vous pouvez utiliser le bracketing sur votre appareil pour prendre 3 images à intervalles régulières ou ne prendre qu’une seule image RAW. Je vous suggère d’utiliser 3 images à -2, 0 et +2 d’intervalles d’exposition. Mon image du phare en comprenait 7. L’utilisation d’un seul fichier RAW peut augmenter la quantité de bruit dans l’image. Cependant, celà demeure la seule option lorsque le sujet est en mouvement. Il va sans dire que l’utilisation du trépied est obligatoire pour pouvoir ensuite fusionner des images identiques.

Création d’une image HDR

Procurez-vous Photomatix ou un autre logiciel comparable. Lorsque Photomatix ouvre vos images, il génère par défaut une image HDR. Il faut ensuite faire de petits ajustements avec la palette d’outils se trouvant à la gauche de l’écran pour obtenir l’image désirée. C’est toujours une question de goût. Photomatix propose certains réglages prédéfinis.

Démonstration

Les images suivantes ont été prises à Camden, Maine.



Pour cette image, je ne me suis pas fié sur le posemètre intégré de mon appareil. J’ai mis mon appareil en mode Manuel et j’ai appliqué une correction équivalente à -4 EV. Je voulais avoir un beau ciel bleu.



Cette image correspond à l’exposition standard sans aucune correction d’exposition.



Voici maintenant une image avec +1 EV. Vous remarquerez que le ciel est délavé. Toutefois, j’ai été cherché du détail au niveau du sol et de la cloture.




Voici le résultat que Photomatix m’a donné avec très peu d’ajustement au niveau des contrôles. Ce qui est intéressant, c’est que nous obtenons du détail sur toute l’image. Les photos HDR se rapprochent énormément de ce que notre oeil perçoit.

High Dynamic Range - Exemples

Voici quelques exemples de photos HDR :






Photos prises dans le Maine aux États-Unis

vendredi 21 novembre 2008

CONCLUSION

Le dernier voyage est toujours le plus beau et celui-ci n’échappe pas à la règle. Nous avons le cœur gros, la tête remplie de souvenirs et le portefeuille léger.

Nous avons parcouru plus de 5 700 km au cours des 20 derniers jours. Nous avons profité du plein air, observé la faune et vu des paysages à couper le souffle. Malgré tout, nous sommes détendus et enchantés.

J’ai tenté de poser ma candidature comme relationniste et agent promotionnel mais Arnold était en conférence de presse. Pour sa part, Riko rêve d’une carrière sous le soleil et songe à développer une nouvelle division de Feddel corporation. Qui sait ce que l’avenir nous réserve?

Blog (pardon, blague à part), nous sommes très tristes de quitter la Californie mais heureux de vous retrouver. J’espère que nous aurons l’occasion de faire un prochain séjour ensemble ou que vous pourrez les vivre avec nous par correspondance. Merci à tous ceux qui ont suivi le blog et transmis des courriels.

Au plaisir de vous revoir bientôt

McCarren Airport

Notre vol est retardé d’au moins 1 heure. Nous manquerons donc notre connexion et serons coincés à Toronto pendant quatre heures additionnelles. Riko perd son sang froid et gueule en français. La jolie mexicaine n’y comprend rien et branle la tête penaude.

Mon grognon est découragé. Il veut louer une auto à Toronto pour rentrer à la maison. Heureusement, l’aéroport de Vegas est nettement plus animé que Dorval et nous avons accès à internet. Il y a plusieurs autres façons de détendre son homme. En public, je recommande un frappucino avec extra crème fouettée. Ensuite, les machines à sous. Riko tente de gagner notre voyage mais revient bredouille. Il ne reste plus personne à l’aéroport. Seul notre vol figure sur les écrans. Il est 0H50 lorsque nous quittons enfin (soit à peine 10 minutes avant l’heure limite).

Dès notre arrivée à Toronto, Riko se dirige au comptoir West Jet. J’anticipe le pire et surveille nerveusement les sorties de secours. Ou sont les agents de sécurité ? Quel est le montant disponible sur ma carte de crédit ? En aurais-je assez pour payer la caution? Heureusement, Riko devient charmeur et convainc la gentille demoiselle de nous placer sur le prochain vol. Nous serons les seuls montréalais à ne pas attendre à l’aéroport de Toronto. Tout est bien qui finit bien!

mercredi 19 novembre 2008

En route pour Vegas



Nous quittons ce coin de paradis pour enfin magasiner. Je tiens à vous rappeler que je n’ai toujours rien acheté. Ceci constitue un record historique pour l’acheteuse compulsive que je suis. Aurais-je entamé involontairement une cure de désintoxication ? J’en doute et conclue que les magasins de Floride seront assaillis durant la période des fêtes.

Joshua Tree

Notre plan initial est de se rendre directement à Las Vegas pour aller souper sur la strip. Nous sommes tristes à l’idée de mettre un terme à ce voyage et déroutés à l’idée de prendre l’autoroute. Riko me regarde avec un sourire en coin. Je comprends que le plan initial est nul et qu’il propose de traverser le parc national Joshua Tree. Pourquoi pas? on a du temps, de l’essence (grâce à Riko) et notre précieux GPS.

Nous faisons immédiatement demi-tour et prenons la route pour une dernière aventure. Nous sommes à peine arrivés au visitor center lorsque je fais la première découverte. Une velue tarentule marche le long de l’édifice. C’est impressionnant quand c’est immobile mais encore plus quand c’a bouge en votre direction!



Nous traversons le parc en vitesse et je découvre que Riko peut faire de la photo de paysage sans son précieux trépied rangé dans le fond des valises. Un coyote vient nous souhaiter un bon retour à la maison. Alors que le GPS m’a forcé à prendre l’autoroute à San Diego, nous empruntons maintenant le chemin le plus court. Pour ce faire, nous traversons une réserve amérindienne. En tout, nous roulons pendant près de 3 heures sans croiser la moindre trace de civilisation. Une simple crevaison ou erreur de pilotage pourrait nous faire manquer l’avion. Rien à faire, nous sommes des insouciants faisant confiance en leur bonne étoile. Nous arrivons à bon port ou plutôt à l’aéroport ou une surprise de taille nous attend.

mardi 18 novembre 2008

Palms Springs : Dolce vita


Journée de détente bien méritée. Il fait 32C. La terrasse est aménagée en lounge avec des chaises longues et divans tout autour de la piscine. Le bonheur total. Nous sommes quasiment seuls. En réalité, il y a plus de personnel offrant des cocktails que de touristes. 2eme honte : Riko s’endort. Ignorant tout du danger, deux élégantes dames s’installent à ses côtés. Mon chéri commence évidemment à ronfler. Je bondi de mon siège pour le réveiller brusquement et faire le guet.

3e honte : Riko insiste pour vider l’auto. La manœuvre sera effectuée dans l’espace éclairé réservé au valet parking ! Ceci implique de sortir les bottes et manteaux d’hiver cachés dans le fonds du camion. Je proteste doucement. Aucun de ces articles ne sera rangé dans la valise et nous devrons tout redescendre demain. Riko est catégorique. J’essaie donc de justifier la démarche aux valets en leur expliquant que nous devons vider l’auto avant de prendre l’avion. Or, notre camion est immatriculé en Floride. Incrédules, le bell boy croit que nous porterons nos bottes pour nous rendre à Miami et en déduit que nous très frileux. On nous offre maintenant avec beaucoup d’insistance les services d’un bell-boy. Riko clame haut et fort que nous pouvons tout transporter. Pourquoi payer un pourboire? Je peux trouver plein de raisons mais pourquoi commencer une longue scène de ménage quand on peut prendre la fuite plus rapidement. Je choisis de prendre de l’avance et fonce droit devant. Nous traversons toujours l’interminable lobby lorsque le sac de papier déchire. J’essaie de faire croire que je ne le connais pas, mais c’a marche pas vraiment. Aucune classe! des vrais bougons…

lundi 17 novembre 2008

0.50 $ le litre


Nous poursuivons notre route. Curly Brown est officiellement déchue de ses fonctions et Riko est promu responsable du ravitaillement en pétrole. Nous faisons le plein dans un bled perdu. Les latinos regardent étrangement ce touriste au visage pâle qui photographie la pancarte alors qu’il y a de si beaux paysages autour. La raison est simple : le prix affiché est de 1,99$ le gallon soit environ 50 sous le litre. Sachez que nous avons payé 3,99$ le gallon à Death valley et aurions payé davantage afin de ne pas tomber en panne.

Nous voici maintenant à Palm Springs (mini-version de Las Vegas). Vraisemblablement ébranlé par ma faiblesse, Riko délie les cordons de sa bourse. Rien de trop beau pour sa princesse. Nous passerons les 2 prochaines nuits dans un luxueux resort. 1ere honte : le bell boy ne prends pas nos sacs Louis Vuitton mais nos nombreux bagages ainsi qu’une glacière en stiro-mousse remplie de provisions. Il n’y a ni caviar ni champagne mais une délicieuse tarte aux pommes. C’est un mal pour un bien. C’est si élégant que nous ne pouvons aller à la salle à manger en tenue de hiking. Nous soupons à la chambre et sommes ravis de partager un si bon dessert.

Anza Borrego


Nous traversons ensuite le désert Anza Borrego et croisons une tarentule dormant sur la chaussée. Ne reculant devant aucun danger, Riko se couche sur la ligne jaune pour une meilleure prise de vue. Croyez-moi, mon costaud adoré ne pourra plus jamais refuser de se débarrasser des petites araignées montréalaises sous prétexte qu’il a dédain…

Julian


Riko est catégorique : nous faisons la grasse matinée et quittons tard pour Julian. Ce village minier est devenu la capitale de la pomme. C’a coûte 3.50$ pour une petite pointe ou 10$ pour toute une tarte. Devinez ce qu’on a acheté? Nous avons une bonne pensée pour Zaza. La réputée pâtissière ferait fortune et Riko songe à fonder une nouvelle entreprise.

dimanche 16 novembre 2008

Julie s'écrase



Le vent chaud Santa Anna souffle depuis plusieurs jours sur la région. On fracasse des records de chaleur pour cette période de l’année. Il fait plus de 30 C. La gorge pique tellement c’est sec. Munie d’un nouveau chapeau, de provisions et de bouteilles d’eau, nous entreprenons cette visite incomparable. Chers amis, gardez en mémoire qu’il ne faut pas seulement apporter des victuailles. Il faut se rafraîchir et les consommer.



Nous avons fait 25% du parc quand je suis soudain frappée d’un coup de chaleur. Je ne me sens pas bien du tout. Je m’installe sur un banc à l’ombre. J’annonce que je vais perdre connaissance et voilà le tour est joué.

Je tiens à souligner que confronté à un dilemme existentiel, mon chéri n’a pas hésité une seconde. Il a choisi de laisser tomber sa précieuse Canon et d’attraper Chaton au vol. Je lui en suis publiquement reconnaissante. Dorénavant, Riko pourra vous dire fièrement que c’est avantageux d’être rembourré et je ne pourrai pas le contredire.



Ce n’est pas un life guard de la télésérie Bay watch mais bien un gentil grand-papa qui nous ramène au camion. Nous rentrons à l’hôtel. J’ai peut-être perdu les esprits mais pas la capacité de raisonner. L’autoroute a 7 voies. Nous sommes dans celle de gauche. Personne ne klaxonne. On doit pas rouler en deçà de la limite de vitesse. Pas la force de répliquer. Plus vite je serai dans mon lit et mieux ce sera…

Un bon dodo de 2 heures me remet les esprits en place. A mon réveil, nous nous rendons en auto au resto situé dans le parking de l’hôtel (C’est tellement proche que l’alarme du camion n’a pas sonné une seule fois pour nous dire de boucler notre ceinture). Un bon repas suivi de 10 autres heures de sommeil me permettent de véritablement faire le plein d’énergie. Il ne me reste plus qu’à convaincre Riko que je suis guérie. Blague à part, je vais bien. Je ne me suis pas fracassé la tête. Je ne suis pas enceinte. Pas de panique. Vous lirez bientôt que nous nous reposons depuis cet incident.

samedi 15 novembre 2008

On se fait mettre à la porte


De nombreux mariés circulent amoureusement dans le parc. Il y en avait de tous les côtés. Riko soupire qu’il est en vacances. Je le perds en fin d’après-midi. Il dit qu’il m’a attendu une dizaine de minutes. J’en doute. Il a sûrement suivi un couple de mariés qui n’était pas accompagné d’un photographe. Il les décrit avec beaucoup de détails mais n’aurait pris qu’une seule photo !!! Désespérée, je dois utiliser ma carte de crédit pour l’appeler d’un téléphone public. Incroyable mais vrai, j’ai dû payer pour l’engueuler. Heureusement, j’en ai eu pour mon argent…

Nous prenons l’avant-dernier autobus pour retourner à notre point de départ. Le soleil se couche et nous décidons de nous rendre au National Park Point Loma. Le soleil baisse à vue d’œil et nous sprintons pour nous rendre au phare. Malheureusement, le parc est adjacent à une base militaire. On nous escorte jusqu’à la sortie pendant que Riko bougonne.

Nous filons ensuite vers Gastown pour prendre le pouls de la ville en ce samedi soir avant de retourner à l’hôtel. Demain c’est le pèlerinage au zoo principal de San Diego.

Balboa Park



Notre prochain arrêt est le Balboa Park. C’est une réplique réduite du Central Park de New York mais contenant le zoo et de nombreux musées. Nous nous rendons sans hésitation au Museum of photagraphic art. Selon le site web, ce musée comporte une collection permanente de 6000 œuvres de plus de 850 photographes. Notre bible Frommer précise qu’ils ont la plus grande collection d’Ansel Adams. Je crois que nous avons vu une partie du garde-robe. A peine 200 photos et seulement 7 de notre idole. Il devait y avoir un ascenceur caché derrière une colonne ou d’autres bâtiments. C’est la déception totale. Nous rentrons bredouille. C’est l’arnaque du siècle ou nous sommes deux imbéciles heureux.

Visite de San Diego


Nous partons enfin visiter San Diego. Cette étonnante ville est située le long du Pacifique pourtant le climat est désertique (il ne tombe que 10 pouces d’eau par année).

Confrontée à la sécheresse, la ville a bien développé son bord de l’eau. Nous filons devant le cruiseship terminal de peur d’embarquer sur un bateau de croisière. Nous marchons dans le Sea Port village et trop peu le long de la marina. Riko vous le répètera, je veux toujours aller voir les bateaux! Nous allons ensuite sur l’ile de Coronado. L’hôtel (Del, pour les intimes) est d’un luxe inédit, les grosses résidences victoriennes sont élégantes et la plage est phénoménale. Que c’est dommage de ne pas pouvoir s’y attarder.

vendredi 14 novembre 2008

Curly Brown is Back

Je cherche toujours mes clés et je n’ai jamais d’essence. Véritable tour de force. J’ai réussi à perdre mes clés à la station d’essence. Laissez-moi vous raconter mes déboires.

Ayant traîné à La Jolla, je file rejoindre Riko au zoo. Le tableau de bord indique Low Fuel. Sachez que vous pouvez continuer à rouler même si votre Mazda indique qu’il ne vous reste plus de kilométrage à faire. Est-ce une règle universelle ? Je cherche désespérément le bouton précisant le kilométrage restant. Le doute me ronge. Malgré mon retard, je me rends au garage. Impossible de payer à la pompe. J’ouvre la portière et j’entends distinctement un clic. Je me penche et ramasse mes papiers. Je paie et fais le plein. De façon inhabituelle, je range ma carte de crédit dans mon sac et prends bien involontairement le double de clé.

Je rejoins Riko et nous nous rendons à Circuit City. Bref arrêt. Surprise, j’ai dans mes mains le double de clé. Je ne peux pas barrer l’auto à distance. Une première fouille minutieuse s’exécute. Un déclic retentit dans ma tête. Les papiers ramassés un peu plus tôt ne peuvent pas avoir fait clic en tombant. Le trousseau principal est resté au garage.

Riko décrète qu’il est fatigué (eh moi, j’ai dormi peut-être?) L’hôtel est à 1.4 miles du magasin et le garage est à 3.8 miles en sens inverse. C’est plus rapide de le reconduire que de l’engueuler. Je fonce vers l’hôtel. Je retrouve ma facture, mais aucun numéro de téléphone n’est indiqué. Je n’ai maintenant qu’une seule obsession : retourner le plus vite possible au garage.
Fatigué, Riko ne peut programmer le GPS. Je bouille. Voulant malgré tout bien faire, il conclue que les clés sont tombées sur un trépieds et insiste pour vider l’auto. Une à la fois, il lance toutes les brochures accumulées. Une pluie silencieuse de papiers de volants tombe sur le sol! Maintenant, c’a n’arrête plus de faire clic-clic dans ma tête. C’est comme le bruit incessant d’une machine à sous gagnante.

Je quitte enfin. Le gps est à la recherche du satellite. Je pars du mauvais côté. Recalcul en cours. Remplie d’audace, je fais demi-tour et coupe une auto pour aller dans la voie de droite. Seconde erreur. Il fallait seulement tourner dans 0,1 mile. Je retarde tout le monde pour ne pas tourner et fonce droit devant. Je fais 100 pieds et me voilà de nouveau arrêtée derrière une auto en panne !!!

Le garage est assez proche mais je dois emprunter 2 autoroutes pour m’y rendre. C’est comme partir de Ville Mont-Royal pour se rendre à Blue Bonnet en empruntant la 40 et la 15. Nous sommes vendredi. Il est 16H15. Génial ! J’ignore comment programmer le GPS pour éviter les autoroutes et mon copilote se détend confortablement installé sur un divan. J’embarque malgré tout sur l’autoroute. Mes fréquences cardiaques augmentent. J’envisage maintenant d’écraser la série d’autos devant moi. Je ronge mes freins et concentre toute ma frustration sur mon chéri. S’il a entamé les sushi, je le tord…

J’arrive enfin au garage et récupère évidemment le précieux butin. Le retour est encore plus pénible, mais je respire mieux. Riko n’a pas mangé les sushis, mais j’ai laissé la bouteille de vin au magasin. Qui a dit que c’est reposant les vacances ?

La Jolla

De mon côté, peu de choses peuvent m’impressionner après avoir nourri le rhino et les girafes. C’était trippant sauf pour la lichée qui suit. Savez-vous que la langue de girafe est noire et possède d’importantes propriétés exfoliantes? Rien de mieux pour l’épiderme. Frisson garanti. Heureusement, l’application est localisée. Le contact initial est suivi d’un liquide incolore et baveux dont la fragrance est optionnelle. Je recommande ensuite un nettoyage en profondeur et un baume hydratant de type : lait de savane.

Maintenant seule, je me rends observer les belles créatures à La Jolla Beach. Je stationne sur le haut d’une falaise et aperçois des points noirs dans l’eau. Ce ne sont pas des sea lion mais bien des athlètes au teint basané avec de larges épaules et des collants. Vous aurez compris qu’il s’agit de surfers.

Attirée, je descends sur la plage perdant ainsi la perspective du haut. Je n’ai d’autre choix que de m’approcher davantage. Les locaux ignorent les monsieurs-muscles. Ils font du jogging en écoutant leur i-pod. Moi, j’assume entièrement mon rôle de touriste scéneuse de la côte-est et file allègrement vers l’océan.

Le mâle ne porte pas inutilement le collant. L’eau est frette! Mesdames, il faut réprimer ce mouvement irrésistible du corps qui fait que l’on se dresse sur la pointe des pieds en émettant des sons aigus. Le pied pesant, j’essaie de montrer que je n’ai pas froid aux yeux mais discrètement aux orteils. Je continue toujours plus loin. Tel un mirage, j’arrive soudain au point de rassemblement des adonis. Le soleil plombe, j’ai chaud et j’envisage maintenant d’aller me baigner. Malheureusement, je dois me résoudre à faire demi-tour.

Ma visite de La Jolla se limite à la plage. Aucune gallerie, ni boutique. Que du plein air en bonne compagnie. Je n’ai pas de photos car Riko avait les caméras mais j’espère avoir mis des images dans votre tête…

Prochain épisode Curly Brown is Back !!!

Retour au Wild Life Animal Zoo


Riko part seul pour le Wild Life Animal Zoo. Le chasseur d’images a donc l’opportunité de prendre tout son temps pour ramener les « key shot ». Dès son arrivée, il se dirige au temple du roi de la jungle. Un bon photographe est toujours patient. Après quelques clichés rapides et insignifiants, il s’installe pour son siège. L’attente en vaut la peine.



Riko observe ensuite plusieurs animaux dont des oiseaux laids, bizarres et surprenants. Finalement, il passe devant un enclos qui semble vide. Un Condor sort de nulle part. Riko recule de quelques pieds et décide de s’attarder à ces oiseaux voraces. Deux autres Condors viennent à sa rencontre. Riko s’amuse. Il émet des sons étranges pour attirer leur attention et réussit ainsi à prendre d’autres clichés.




Son dernier arrêt de la journée fut nos ancêtres, les Gorilles. Il découvre pleins de similarités. Riko a du plaisir à les photographier, mais aurait préféré les filmer pour bien démontrer l’interaction entre ces énormes bêtes.

jeudi 13 novembre 2008

Combien de jours à San Diego ?


Après notre rencontre avec l’oiseau affamé, nous entreprenons la route de l’Afrique. Nous observerons une grande variété d’oiseaux, de gigantesques gorilles et finalement de petits minous. Je traîne la patte.

Nous terminons la journée crevés. Je n’ai pas regardé la carte une seule fois de la journée. Pourtant, je me dirige vers la sortie en un temps record. Notre passe nous permet un accès limité aux 2 zoos pendant 5 jours alors j’ai intérêt à faire le plein d’énergie. Nous y retournons demain matin pour une demie-journée seulement. Qu’en pensez-vous ?

Condor Carnivorus


Le safari terminé, nous commençons notre visite à pied. Il est maintenant 14h30. Le soleil plombe, je suis désydratée et j’ai faim. Riko poursuit sans relâche. Après 30 minutes d’efforts, il prend enfin la bonne décision et nous arrêtons. Nous cassons la croûte en compagnie d’un oiseau de proie qui aimerait bien avoir les nôtres. Riko décrète qu’il s’agit d’un Condor « Carnivorus ». Nous lui laisserons quelques miettes avant de fuir.

Nos nouveaux amis



En compagnie de notre guide et de 10 autres personnes, nous embarquons dans un véhicule tout-terrain pour parcourir la savane. Nous y resterons plus de 3 heures. Les animaux sont très proches. Nous apprenons pleins de choses sur leur habitat et leur mode de vie qu’on ne nous explique pas dans un zoo traditionnel. Le moment fort est sans contredit d’avoir nourri des girafes et rhinocéros. Rico a encore les yeux brillants! Nous avons évidemment pris pleins de photos de ces animaux qui sont malgré tout en captivité.


Certaines expériences n'ont pas de prix pour tout le reste il y a MasterCard


Riko rêve de ce moment depuis très longtemps : visiter le zoo de San Diego. Ce zoo comporte 2 parcs. Nous commençons par le Wild Life Animal Park. Ce complexe destiné à la reproduction est maintenant ouvert au public. Les animaux compatibles vivent tous ensemble en liberté dans de très très vastes espaces.

Nous prenons évidemment le photo safari tour. Rico est super excité. Je me prépare pas assez vite; il y a trop de traffic; on sera pas là à l’ouverture. Il court partout dans le parc. Un véritable work-out. En plus du cardio, on fait de la musculation en transportant les équipements photos.

mercredi 12 novembre 2008

Hearst Castle


Première grande déception du voyage : Hearst Castle. La visite est courte. On voit peu de pièces. Ils ont commencé à poser les décorations de Noël un peu partout. Nous contournons les échafauds. Allez plutôt voir le Biltmore Estate en Caroline du Nord.
Heureusement, nous faisons un pique-nique le long du parc adjacent. La plage est déserte et notre table est dans le sable.



Comme nous nous sommes attardés dans Big Sur, nous sommes maintenant pressés de nous rendre complètement au sud à San Diego. Quelle belle invention que le GPS. L’autoroute de Los Angeles a 6 voies et pleins de jonctions. Nous arrivons sans problème tard en fin de soirée.