Les aventures, les découvertes, les chroniques et les voyages de Chaton et Riko. Les Chroniques de Riko ont pour but de présenter des secrets, techniques ou nouveautés dans le domaine de la photographie.
jeudi 28 janvier 2010
mercredi 20 janvier 2010
Harfang des neiges - Première tentative
samedi 28 novembre 2009
Photographie Infrarouge
La photographie infrarouge
Les différences – Chronique no 2
La photo infrarouge crée des images contrastées et irréelles en changeant les tons des couleurs. Les éléments clairs deviennent foncés et inversement. L’eau devient transparente. Je vous suggère d’en faire lorsqu’il y a beaucoup de vert ou de bleu dans votre image (paysages très ensoleillés, ou scènes sur l’eau ou la neige). Pour y arriver, vous avez 2 options :
A) Utilisation d’un filtre sur un appareil standard
On commence par faire une mise au point manuelle SANS filtre. On ajoute ensuite un filtre infrarouge (Cokin P007). Attention. La durée d'exposition sera beaucoup plus longue (parfois plus d’une seconde d’extra…). Il faut donc avoir un sujet fixe. La clé du succès demeure d’essayer plusieurs temps d’exposition.
Cette option peu couteuse permet de se familiariser avec les principes de base. Si, comme moi, vous êtes emballé, je vous propose l’option suivante :
B) Modification d’un appareil numérique
Pour un peu plus de 400$ US, vous pouvez convertir un « Point and Shot » ou SLR. Certaines lentilles sont moins performantes (léger décalage au niveau du focus). D’autres fonctionnent à merveille dont la 17-40, 24-70 et 70-200mm. Dans tous les cas, vous pouvez prendre un sujet en mouvement.
Encore une fois, je vous invite à délaisser le mode automatique. J’ai remarqué qu’il faut légèrement surexposer lorsqu’il y a beaucoup de tons de vert ou de bleu.
En pratique
Pour illustrer mon propos, je me suis rendu dans le parc Maisonneuve. La journée est propice. Le soleil est éclatant et il n’y a presque pas de nuages.
Test no 1
Caméra utilisé : Canon 5D MKII
Lentille utilisée : 24-105 F4 L
Filtre utilisé : Cokin P007
Temps pour compléter le test : 10 minutes
Paramètres : ISO 400, 45mm, f8, 8 sec.
Test no 2
Caméra utilisée : Canon 10D – modifiée
Lentille utilisée : Canon 17-40 F4 L
Filtre utilisé : Aucun
Temps pour compléter le test : 1 minute
Paramètres : ISO 400, 24mm, f8, 1/500
En général, un photographe s’active en début ou fin de journée. Il nous est maintenant impossible de nous reposer durant l’heure du lunch puisque c’est le meilleur moment pour faire de l’infrarouge.
C’est fatiguant la vie de photographe !!!
samedi 14 novembre 2009
High Dynamic Range
vendredi 21 novembre 2008
CONCLUSION
Nous avons parcouru plus de 5 700 km au cours des 20 derniers jours. Nous avons profité du plein air, observé la faune et vu des paysages à couper le souffle. Malgré tout, nous sommes détendus et enchantés.
J’ai tenté de poser ma candidature comme relationniste et agent promotionnel mais Arnold était en conférence de presse. Pour sa part, Riko rêve d’une carrière sous le soleil et songe à développer une nouvelle division de Feddel corporation. Qui sait ce que l’avenir nous réserve?
Blog (pardon, blague à part), nous sommes très tristes de quitter la Californie mais heureux de vous retrouver. J’espère que nous aurons l’occasion de faire un prochain séjour ensemble ou que vous pourrez les vivre avec nous par correspondance. Merci à tous ceux qui ont suivi le blog et transmis des courriels.
Au plaisir de vous revoir bientôt
McCarren Airport
Mon grognon est découragé. Il veut louer une auto à Toronto pour rentrer à la maison. Heureusement, l’aéroport de Vegas est nettement plus animé que Dorval et nous avons accès à internet. Il y a plusieurs autres façons de détendre son homme. En public, je recommande un frappucino avec extra crème fouettée. Ensuite, les machines à sous. Riko tente de gagner notre voyage mais revient bredouille. Il ne reste plus personne à l’aéroport. Seul notre vol figure sur les écrans. Il est 0H50 lorsque nous quittons enfin (soit à peine 10 minutes avant l’heure limite).
Dès notre arrivée à Toronto, Riko se dirige au comptoir West Jet. J’anticipe le pire et surveille nerveusement les sorties de secours. Ou sont les agents de sécurité ? Quel est le montant disponible sur ma carte de crédit ? En aurais-je assez pour payer la caution? Heureusement, Riko devient charmeur et convainc la gentille demoiselle de nous placer sur le prochain vol. Nous serons les seuls montréalais à ne pas attendre à l’aéroport de Toronto. Tout est bien qui finit bien!
mercredi 19 novembre 2008
En route pour Vegas

Nous quittons ce coin de paradis pour enfin magasiner. Je tiens à vous rappeler que je n’ai toujours rien acheté. Ceci constitue un record historique pour l’acheteuse compulsive que je suis. Aurais-je entamé involontairement une cure de désintoxication ? J’en doute et conclue que les magasins de Floride seront assaillis durant la période des fêtes.
Joshua Tree
Notre plan initial est de se rendre directement à Las Vegas pour aller souper sur la strip. Nous sommes tristes à l’idée de mettre un terme à ce voyage et déroutés à l’idée de prendre l’autoroute. Riko me regarde avec un sourire en coin. Je comprends que le plan initial est nul et qu’il propose de traverser le parc national Joshua Tree. Pourquoi pas? on a du temps, de l’essence (grâce à Riko) et notre précieux GPS.
Nous faisons immédiatement demi-tour et prenons la route pour une dernière aventure. Nous sommes à peine arrivés au visitor center lorsque je fais la première découverte. Une velue tarentule marche le long de l’édifice. C’est impressionnant quand c’est immobile mais encore plus quand c’a bouge en votre direction!

Nous traversons le parc en vitesse et je découvre que Riko peut faire de la photo de paysage sans son précieux trépied rangé dans le fond des valises. Un coyote vient nous souhaiter un bon retour à la maison. Alors que le GPS m’a forcé à prendre l’autoroute à San Diego, nous empruntons maintenant le chemin le plus court. Pour ce faire, nous traversons une réserve amérindienne. En tout, nous roulons pendant près de 3 heures sans croiser la moindre trace de civilisation. Une simple crevaison ou erreur de pilotage pourrait nous faire manquer l’avion. Rien à faire, nous sommes des insouciants faisant confiance en leur bonne étoile. Nous arrivons à bon port ou plutôt à l’aéroport ou une surprise de taille nous attend.
mardi 18 novembre 2008
Palms Springs : Dolce vita

Journée de détente bien méritée. Il fait 32C. La terrasse est aménagée en lounge avec des chaises longues et divans tout autour de la piscine. Le bonheur total. Nous sommes quasiment seuls. En réalité, il y a plus de personnel offrant des cocktails que de touristes. 2eme honte : Riko s’endort. Ignorant tout du danger, deux élégantes dames s’installent à ses côtés. Mon chéri commence évidemment à ronfler. Je bondi de mon siège pour le réveiller brusquement et faire le guet.
3e honte : Riko insiste pour vider l’auto. La manœuvre sera effectuée dans l’espace éclairé réservé au valet parking ! Ceci implique de sortir les bottes et manteaux d’hiver cachés dans le fonds du camion. Je proteste doucement. Aucun de ces articles ne sera rangé dans la valise et nous devrons tout redescendre demain. Riko est catégorique. J’essaie donc de justifier la démarche aux valets en leur expliquant que nous devons vider l’auto avant de prendre l’avion. Or, notre camion est immatriculé en Floride. Incrédules, le bell boy croit que nous porterons nos bottes pour nous rendre à Miami et en déduit que nous très frileux. On nous offre maintenant avec beaucoup d’insistance les services d’un bell-boy. Riko clame haut et fort que nous pouvons tout transporter. Pourquoi payer un pourboire? Je peux trouver plein de raisons mais pourquoi commencer une longue scène de ménage quand on peut prendre la fuite plus rapidement. Je choisis de prendre de l’avance et fonce droit devant. Nous traversons toujours l’interminable lobby lorsque le sac de papier déchire. J’essaie de faire croire que je ne le connais pas, mais c’a marche pas vraiment. Aucune classe! des vrais bougons…
lundi 17 novembre 2008
0.50 $ le litre

Nous poursuivons notre route. Curly Brown est officiellement déchue de ses fonctions et Riko est promu responsable du ravitaillement en pétrole. Nous faisons le plein dans un bled perdu. Les latinos regardent étrangement ce touriste au visage pâle qui photographie la pancarte alors qu’il y a de si beaux paysages autour. La raison est simple : le prix affiché est de 1,99$ le gallon soit environ 50 sous le litre. Sachez que nous avons payé 3,99$ le gallon à Death valley et aurions payé davantage afin de ne pas tomber en panne.
Nous voici maintenant à Palm Springs (mini-version de Las Vegas). Vraisemblablement ébranlé par ma faiblesse, Riko délie les cordons de sa bourse. Rien de trop beau pour sa princesse. Nous passerons les 2 prochaines nuits dans un luxueux resort. 1ere honte : le bell boy ne prends pas nos sacs Louis Vuitton mais nos nombreux bagages ainsi qu’une glacière en stiro-mousse remplie de provisions. Il n’y a ni caviar ni champagne mais une délicieuse tarte aux pommes. C’est un mal pour un bien. C’est si élégant que nous ne pouvons aller à la salle à manger en tenue de hiking. Nous soupons à la chambre et sommes ravis de partager un si bon dessert.
Anza Borrego

Nous traversons ensuite le désert Anza Borrego et croisons une tarentule dormant sur la chaussée. Ne reculant devant aucun danger, Riko se couche sur la ligne jaune pour une meilleure prise de vue. Croyez-moi, mon costaud adoré ne pourra plus jamais refuser de se débarrasser des petites araignées montréalaises sous prétexte qu’il a dédain…
Julian

Riko est catégorique : nous faisons la grasse matinée et quittons tard pour Julian. Ce village minier est devenu la capitale de la pomme. C’a coûte 3.50$ pour une petite pointe ou 10$ pour toute une tarte. Devinez ce qu’on a acheté? Nous avons une bonne pensée pour Zaza. La réputée pâtissière ferait fortune et Riko songe à fonder une nouvelle entreprise.
dimanche 16 novembre 2008
Julie s'écrase

Le vent chaud Santa Anna souffle depuis plusieurs jours sur la région. On fracasse des records de chaleur pour cette période de l’année. Il fait plus de 30 C. La gorge pique tellement c’est sec. Munie d’un nouveau chapeau, de provisions et de bouteilles d’eau, nous entreprenons cette visite incomparable. Chers amis, gardez en mémoire qu’il ne faut pas seulement apporter des victuailles. Il faut se rafraîchir et les consommer.

Nous avons fait 25% du parc quand je suis soudain frappée d’un coup de chaleur. Je ne me sens pas bien du tout. Je m’installe sur un banc à l’ombre. J’annonce que je vais perdre connaissance et voilà le tour est joué.
Je tiens à souligner que confronté à un dilemme existentiel, mon chéri n’a pas hésité une seconde. Il a choisi de laisser tomber sa précieuse Canon et d’attraper Chaton au vol. Je lui en suis publiquement reconnaissante. Dorénavant, Riko pourra vous dire fièrement que c’est avantageux d’être rembourré et je ne pourrai pas le contredire.

Ce n’est pas un life guard de la télésérie Bay watch mais bien un gentil grand-papa qui nous ramène au camion. Nous rentrons à l’hôtel. J’ai peut-être perdu les esprits mais pas la capacité de raisonner. L’autoroute a 7 voies. Nous sommes dans celle de gauche. Personne ne klaxonne. On doit pas rouler en deçà de la limite de vitesse. Pas la force de répliquer. Plus vite je serai dans mon lit et mieux ce sera…
Un bon dodo de 2 heures me remet les esprits en place. A mon réveil, nous nous rendons en auto au resto situé dans le parking de l’hôtel (C’est tellement proche que l’alarme du camion n’a pas sonné une seule fois pour nous dire de boucler notre ceinture). Un bon repas suivi de 10 autres heures de sommeil me permettent de véritablement faire le plein d’énergie. Il ne me reste plus qu’à convaincre Riko que je suis guérie. Blague à part, je vais bien. Je ne me suis pas fracassé la tête. Je ne suis pas enceinte. Pas de panique. Vous lirez bientôt que nous nous reposons depuis cet incident.
samedi 15 novembre 2008
On se fait mettre à la porte

De nombreux mariés circulent amoureusement dans le parc. Il y en avait de tous les côtés. Riko soupire qu’il est en vacances. Je le perds en fin d’après-midi. Il dit qu’il m’a attendu une dizaine de minutes. J’en doute. Il a sûrement suivi un couple de mariés qui n’était pas accompagné d’un photographe. Il les décrit avec beaucoup de détails mais n’aurait pris qu’une seule photo !!! Désespérée, je dois utiliser ma carte de crédit pour l’appeler d’un téléphone public. Incroyable mais vrai, j’ai dû payer pour l’engueuler. Heureusement, j’en ai eu pour mon argent…
Nous prenons l’avant-dernier autobus pour retourner à notre point de départ. Le soleil se couche et nous décidons de nous rendre au National Park Point Loma. Le soleil baisse à vue d’œil et nous sprintons pour nous rendre au phare. Malheureusement, le parc est adjacent à une base militaire. On nous escorte jusqu’à la sortie pendant que Riko bougonne.
Nous filons ensuite vers Gastown pour prendre le pouls de la ville en ce samedi soir avant de retourner à l’hôtel. Demain c’est le pèlerinage au zoo principal de San Diego.
Balboa Park

Notre prochain arrêt est le Balboa Park. C’est une réplique réduite du Central Park de New York mais contenant le zoo et de nombreux musées. Nous nous rendons sans hésitation au Museum of photagraphic art. Selon le site web, ce musée comporte une collection permanente de 6000 œuvres de plus de 850 photographes. Notre bible Frommer précise qu’ils ont la plus grande collection d’Ansel Adams. Je crois que nous avons vu une partie du garde-robe. A peine 200 photos et seulement 7 de notre idole. Il devait y avoir un ascenceur caché derrière une colonne ou d’autres bâtiments. C’est la déception totale. Nous rentrons bredouille. C’est l’arnaque du siècle ou nous sommes deux imbéciles heureux.
Visite de San Diego

Nous partons enfin visiter San Diego. Cette étonnante ville est située le long du Pacifique pourtant le climat est désertique (il ne tombe que 10 pouces d’eau par année).
Confrontée à la sécheresse, la ville a bien développé son bord de l’eau. Nous filons devant le cruiseship terminal de peur d’embarquer sur un bateau de croisière. Nous marchons dans le Sea Port village et trop peu le long de la marina. Riko vous le répètera, je veux toujours aller voir les bateaux! Nous allons ensuite sur l’ile de Coronado. L’hôtel (Del, pour les intimes) est d’un luxe inédit, les grosses résidences victoriennes sont élégantes et la plage est phénoménale. Que c’est dommage de ne pas pouvoir s’y attarder.
vendredi 14 novembre 2008
Curly Brown is Back
Ayant traîné à La Jolla, je file rejoindre Riko au zoo. Le tableau de bord indique Low Fuel. Sachez que vous pouvez continuer à rouler même si votre Mazda indique qu’il ne vous reste plus de kilométrage à faire. Est-ce une règle universelle ? Je cherche désespérément le bouton précisant le kilométrage restant. Le doute me ronge. Malgré mon retard, je me rends au garage. Impossible de payer à la pompe. J’ouvre la portière et j’entends distinctement un clic. Je me penche et ramasse mes papiers. Je paie et fais le plein. De façon inhabituelle, je range ma carte de crédit dans mon sac et prends bien involontairement le double de clé.
Je rejoins Riko et nous nous rendons à Circuit City. Bref arrêt. Surprise, j’ai dans mes mains le double de clé. Je ne peux pas barrer l’auto à distance. Une première fouille minutieuse s’exécute. Un déclic retentit dans ma tête. Les papiers ramassés un peu plus tôt ne peuvent pas avoir fait clic en tombant. Le trousseau principal est resté au garage.
Riko décrète qu’il est fatigué (eh moi, j’ai dormi peut-être?) L’hôtel est à 1.4 miles du magasin et le garage est à 3.8 miles en sens inverse. C’est plus rapide de le reconduire que de l’engueuler. Je fonce vers l’hôtel. Je retrouve ma facture, mais aucun numéro de téléphone n’est indiqué. Je n’ai maintenant qu’une seule obsession : retourner le plus vite possible au garage.
Fatigué, Riko ne peut programmer le GPS. Je bouille. Voulant malgré tout bien faire, il conclue que les clés sont tombées sur un trépieds et insiste pour vider l’auto. Une à la fois, il lance toutes les brochures accumulées. Une pluie silencieuse de papiers de volants tombe sur le sol! Maintenant, c’a n’arrête plus de faire clic-clic dans ma tête. C’est comme le bruit incessant d’une machine à sous gagnante.
Je quitte enfin. Le gps est à la recherche du satellite. Je pars du mauvais côté. Recalcul en cours. Remplie d’audace, je fais demi-tour et coupe une auto pour aller dans la voie de droite. Seconde erreur. Il fallait seulement tourner dans 0,1 mile. Je retarde tout le monde pour ne pas tourner et fonce droit devant. Je fais 100 pieds et me voilà de nouveau arrêtée derrière une auto en panne !!!
Le garage est assez proche mais je dois emprunter 2 autoroutes pour m’y rendre. C’est comme partir de Ville Mont-Royal pour se rendre à Blue Bonnet en empruntant la 40 et la 15. Nous sommes vendredi. Il est 16H15. Génial ! J’ignore comment programmer le GPS pour éviter les autoroutes et mon copilote se détend confortablement installé sur un divan. J’embarque malgré tout sur l’autoroute. Mes fréquences cardiaques augmentent. J’envisage maintenant d’écraser la série d’autos devant moi. Je ronge mes freins et concentre toute ma frustration sur mon chéri. S’il a entamé les sushi, je le tord…
J’arrive enfin au garage et récupère évidemment le précieux butin. Le retour est encore plus pénible, mais je respire mieux. Riko n’a pas mangé les sushis, mais j’ai laissé la bouteille de vin au magasin. Qui a dit que c’est reposant les vacances ?
La Jolla
Maintenant seule, je me rends observer les belles créatures à La Jolla Beach. Je stationne sur le haut d’une falaise et aperçois des points noirs dans l’eau. Ce ne sont pas des sea lion mais bien des athlètes au teint basané avec de larges épaules et des collants. Vous aurez compris qu’il s’agit de surfers.
Attirée, je descends sur la plage perdant ainsi la perspective du haut. Je n’ai d’autre choix que de m’approcher davantage. Les locaux ignorent les monsieurs-muscles. Ils font du jogging en écoutant leur i-pod. Moi, j’assume entièrement mon rôle de touriste scéneuse de la côte-est et file allègrement vers l’océan.
Le mâle ne porte pas inutilement le collant. L’eau est frette! Mesdames, il faut réprimer ce mouvement irrésistible du corps qui fait que l’on se dresse sur la pointe des pieds en émettant des sons aigus. Le pied pesant, j’essaie de montrer que je n’ai pas froid aux yeux mais discrètement aux orteils. Je continue toujours plus loin. Tel un mirage, j’arrive soudain au point de rassemblement des adonis. Le soleil plombe, j’ai chaud et j’envisage maintenant d’aller me baigner. Malheureusement, je dois me résoudre à faire demi-tour.
Ma visite de La Jolla se limite à la plage. Aucune gallerie, ni boutique. Que du plein air en bonne compagnie. Je n’ai pas de photos car Riko avait les caméras mais j’espère avoir mis des images dans votre tête…
Prochain épisode Curly Brown is Back !!!
Retour au Wild Life Animal Zoo

Riko part seul pour le Wild Life Animal Zoo. Le chasseur d’images a donc l’opportunité de prendre tout son temps pour ramener les « key shot ». Dès son arrivée, il se dirige au temple du roi de la jungle. Un bon photographe est toujours patient. Après quelques clichés rapides et insignifiants, il s’installe pour son siège. L’attente en vaut la peine.

Riko observe ensuite plusieurs animaux dont des oiseaux laids, bizarres et surprenants. Finalement, il passe devant un enclos qui semble vide. Un Condor sort de nulle part. Riko recule de quelques pieds et décide de s’attarder à ces oiseaux voraces. Deux autres Condors viennent à sa rencontre. Riko s’amuse. Il émet des sons étranges pour attirer leur attention et réussit ainsi à prendre d’autres clichés.

Son dernier arrêt de la journée fut nos ancêtres, les Gorilles. Il découvre pleins de similarités. Riko a du plaisir à les photographier, mais aurait préféré les filmer pour bien démontrer l’interaction entre ces énormes bêtes.
jeudi 13 novembre 2008
Combien de jours à San Diego ?

Après notre rencontre avec l’oiseau affamé, nous entreprenons la route de l’Afrique. Nous observerons une grande variété d’oiseaux, de gigantesques gorilles et finalement de petits minous. Je traîne la patte.
Nous terminons la journée crevés. Je n’ai pas regardé la carte une seule fois de la journée. Pourtant, je me dirige vers la sortie en un temps record. Notre passe nous permet un accès limité aux 2 zoos pendant 5 jours alors j’ai intérêt à faire le plein d’énergie. Nous y retournons demain matin pour une demie-journée seulement. Qu’en pensez-vous ?
Condor Carnivorus

Le safari terminé, nous commençons notre visite à pied. Il est maintenant 14h30. Le soleil plombe, je suis désydratée et j’ai faim. Riko poursuit sans relâche. Après 30 minutes d’efforts, il prend enfin la bonne décision et nous arrêtons. Nous cassons la croûte en compagnie d’un oiseau de proie qui aimerait bien avoir les nôtres. Riko décrète qu’il s’agit d’un Condor « Carnivorus ». Nous lui laisserons quelques miettes avant de fuir.
Nos nouveaux amis


En compagnie de notre guide et de 10 autres personnes, nous embarquons dans un véhicule tout-terrain pour parcourir la savane. Nous y resterons plus de 3 heures. Les animaux sont très proches. Nous apprenons pleins de choses sur leur habitat et leur mode de vie qu’on ne nous explique pas dans un zoo traditionnel. Le moment fort est sans contredit d’avoir nourri des girafes et rhinocéros. Rico a encore les yeux brillants! Nous avons évidemment pris pleins de photos de ces animaux qui sont malgré tout en captivité.

Certaines expériences n'ont pas de prix pour tout le reste il y a MasterCard

Riko rêve de ce moment depuis très longtemps : visiter le zoo de San Diego. Ce zoo comporte 2 parcs. Nous commençons par le Wild Life Animal Park. Ce complexe destiné à la reproduction est maintenant ouvert au public. Les animaux compatibles vivent tous ensemble en liberté dans de très très vastes espaces.
Nous prenons évidemment le photo safari tour. Rico est super excité. Je me prépare pas assez vite; il y a trop de traffic; on sera pas là à l’ouverture. Il court partout dans le parc. Un véritable work-out. En plus du cardio, on fait de la musculation en transportant les équipements photos.
mercredi 12 novembre 2008
Hearst Castle

Première grande déception du voyage : Hearst Castle. La visite est courte. On voit peu de pièces. Ils ont commencé à poser les décorations de Noël un peu partout. Nous contournons les échafauds. Allez plutôt voir le Biltmore Estate en Caroline du Nord.
Heureusement, nous faisons un pique-nique le long du parc adjacent. La plage est déserte et notre table est dans le sable.

Comme nous nous sommes attardés dans Big Sur, nous sommes maintenant pressés de nous rendre complètement au sud à San Diego. Quelle belle invention que le GPS. L’autoroute de Los Angeles a 6 voies et pleins de jonctions. Nous arrivons sans problème tard en fin de soirée.
mardi 11 novembre 2008
Acrobatie

Nous allons voir des morses (elephant seal) en fin de journée. Nous marchons pendant plus d’une heure sur le haut d’un plateau. Les morses sont tout en bas, à une trentaine de pieds de nous. Il y en a des dizaines et des dizaines. Au retour, Erik en aperçoit qui jouent ensemble dans l’eau et se dépêche à installer ses trépieds. La caméra vidéo bascule vers la plage. Comme dans un film au ralenti, nous voyons le trépied tomber lentement.
Il nous est interdit de descendre sur la plage en raison du stress causé aux animaux. Imaginez celui de recevoir une caméra sur la tête et l’accueil qui s’en suit . Je tiens à souligner que j’avais peur des chiens avant d’en avoir un. Je n’ai donc pas du tout envie de descendre sur la plage pour rencontrer ces énormes bêtes. Vous allez me dire que c’est lui l’homme, que c’est sa caméra, son erreur et qu’il devrait descendre. Sérieusement, pensez-vous que je serai capable de le hisser pour le ramener sur le haut du plateau. Poser la question, c’est y répondre…

Heureusement, des arbustes isolés absorbent le choc. La caméra est maintenant suspendue dans le vide, retenue temporairement par des branches mortes. Le sauvetage s’exécute rapidement et je soupire de soulagement. La caméra fonctionne bien. Seul le micro conserve une trace de son saut périlleux avant. De son côté, Rico prends toujours des photos. Les morses s’amusent et font de nage synchronisée. Ils recevront une note de 9.7 pour l’originalité de la routine.
Tout coloré

Pour faire changement, nous admirons le coucher du soleil. Celui-ci se distingue par le nombre de couleurs (jaune rose orange..) Même la mer devient mauve.
En tout, nous avons déjà passé plus de 3 jours dans la région. La plupart des gens restent quelques heures en transit entre LA et San Francisco. Ceux qui s’accrochent les pieds sont désormais atteints d’une maladie contagieuse : la big surite aigue. Le seul remède est d’y retourner fréquemment pour soulager la douleur qui s’installe lors du départ.
Dernière journée à Big Sur

Pour saluer notre dernière journée à Big sur, le soleil nous réchauffe dès notre réveil. Nous devons franchir 50 miles mais sommes toujours arrêtés. Je ne sais pas quels muscles sont sollicités par le fait de constamment sortir et entrer du camion mais ils seront assurément courbaturés!
Nous faisons une courte randonnée au Julia Pfeiffer park où nous verrons la seule chute de la côte-ouest américaine se jettant dans la mer. Ce terrain a déjà abrité une cossue résidence. Je ne sais pas si l’argent fait le bonheur mais c’a devait apaiser et consoler d’avoir une telle vue.
J’ai dormi avec Yogi
Je sais. Après avoir lu mes récits, vous croyez que j’exagère. Eh bien, détrompez-vous. J’ai beau me reposer, l’avocate a toujours les réflexes aiguisés et l’esprit vif. Je comprends que les notions de bruits et de nuisance publique sont subjectives et que ma crédibilité est en jeu. Je dois donc obtenir des preuves tangibles. Mes connaissances vidéos sont limitées. Heureusement, je connais désormais les 2 principaux boutons. Je sors l’appareil soigneusement rangé. Je pèse sur power et ensuite record. Rico devient évidemment silencieux. Trop brève accalmie! Il manque de lumière. Qu’à cela ne tienne, j’allume sa lampe de chevet et continue de filmer.
La bande originale sera détruite sous peu mais, votre honneur, ma preuve est close et le délibéré devrait être court. J’attends maintenant un dédommagement.
lundi 10 novembre 2008
Village de Big Sur

Nous nous rendons ensuite directement sur une plage de galet pour observer mais surtout entendre les sea lion qui se font dorer au soleil.
Il est maintenant 16H00 et nous n’avons franchi que 3 des 150 miles de Big Sur. La chasse au coucher de soleil est vaine. La noirceur tombe vite et nous ne trouvons pas de bon endroit.
Nous couchons près du village de Big Sur dans un hôtel qui ressemble à un spa. Pas de téléphone ni de télévision. Ici, on pense écolo, on mange bio et on écoute de la flûte de pan. Certains dorment profondément.
















